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    “Maintenant que j'y pense, la première personne à avoir vu mon visage quand je suis venue au monde, c'est elle, Bongsun. C'est elle aussi qui a donné à ma mère la nouvelle décevante que le nouveau-né était malheureusement une fille, elle encore qui a sacrifié son sommeil pour bercer le nourrisson à la place de ma mère.....Elle n'avait que douze ans.”

     

    Ma très chère Grande Soeur est une nouvelle fois confondante de sincérité et de réalité, comme souvent dans les oeuvres Coréenne.

    Livre autobiographique ou non, c'est la grande question de ce Roman dépeignant l'enfance d'une narractrice auteure née dans les années 1960. Jang Ah grandit d'abord dans la misère, puis dans la luxure, toujours accompagnée de Bong Sun, jeune fille recueillit par la famille et employée comme aide à domicile. Bong Sun et son train de vie assez loin des codes de l'époque bouleverse le quotidien de Jang Ah, lui apprenant la dure réalité de la vie, les relations sociale, l'argent, l'alcool, le sexe,  à seulement 4 ans. Parfois très choquant, souvent très touchant, Ma très chère grande soeur est une ôde à la famille, une parfaite description d'un quotidien totalement imparfait, la magnifique histoire d'un enfant qui grandit en pleine transformation de la Corée et en en tant que femme dans une société patriarcale.

    Bien que j'ai adoré suivre l'évolution de Jang Ah, je regrette cependant que la narration soit trop mature. Jang Ah, 4 ans, pense la société, découvre des choses, mais il manque la naïveté candide dans la plume de l'auteure Gong Ji Young. Ne vous attendez pas non plus à une fin bien tranchée, Ma très chère grande soeur commence à la naissance de Jang Ah et ne s'arrête en fait jamais, comme si l'auteure avait tenté de simplement nous compté un bout de vie qui a encore beaucoup de chose à offrir.

    Je ne saurais que trop vous conseiller Ma très chère grande soeur, ainsi que Nos jours heureux, un autre roman écrit par Gong Ji Young, une auteure engagée et féministe.


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  • Raison et sentimentsparStacy King et PoTse

     

     

    Résumé : Marianne et Elinor Dashwood sont des sœurs très différentes  : l’une est impulsive tandis que l’autre est très méfiante. Pourtant elles doivent toutes deux faire face à la mort de leur père et à ses conséquences. L’attachement d’Elinor pour le timide Edward Ferrars se voit détruit par l’opposition familiale de celui-ci tandis que la romance entre Marianne et le beau John Willoughby se termine en trahison et en humiliation publique... Les deux sœurs arriveront-elles à trouver le bonheur et à surmonter ces épreuves que la vie leur impose  ? (Source Nobi Nobi).

     

     

     

    Je vous retrouve pour un nouvel article sur un manga. Vous le savez sans doute déjà, je suis une grande fan de Jane Austen alors dès qu'un de ses romans est adapté en manga, je saute dessus.

     

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    Un fils en or // littérature

     

    On résume : Anil est un jeune Indien qui commence des études de médecine dans le Gujarat puis part faire son internat aux États-Unis. Sa redoutable mère rêve pour lui d’une union prestigieuse. Or, depuis qu’il est petit, elle le sait très proche de Leena, la fille d’un métayer pauvre. Quand celle-ci devient une très belle jeune fille, il faut l’éloigner, en la mariant au plus vite. 

    Les destins croisés d’Anil et de Leena forment la trame de ce roman – lui en Amérique, qui est loin d’être le paradis dont il rêvait ; et elle en Inde, où sa vie sera celle de millions de femmes victimes de mariages arrangés. Ils se reverront un jour, chacun prêt à prendre sa vie en main. Mais auront-ils droit au bonheur? (Source Folio).

     

    Mon avis :  Quand j'ai commencé le livre, je croyais voir une histoire d'amour torturée à cause de cette  phrase : "Or, depuis qu’il est petit, elle le sait très proche de Leena, la fille d’un métayer pauvre. Quand celle-ci devient une très belle jeune fille, il faut l’éloigner, en la mariant au plus vite. "

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  • Brouillon Kalyani

    Orgueil et préjugés par Stacy King et PoTse

     

     

    Résumé : Lorsque Monsieur Bingley, jeune homme riche et célibataire vient s’installer à Netherfield accompagné de son ami Monsieur Darcy, c’est Madame Bennet et ses cinq filles 

    à marier les premières averties ! Car chacun sait qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier (Source Editions Soleil).

     

     

    Brouillon Kalyani

     

    Je vous retrouve aujourd'hui pour un nouvel article littéraire, je vous parle d'un manga. Ils ont décidé d'adapter le célèbre roman Orgueil et préjugés de Jane Austen. Dès que je l'ai su, j'ai sauté sur l'occasion. Orgueil et préjugés fait partie de mes romans préférés et je l'ai dévoré plus d'une fois.  Je n'ai pas su résister et j'ai foncé. J'étais tellement heureuse de retrouver cet univers en manga.

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  • Brouillon Kalyani

     

    On résume : Il y a eu des témoignages -sur l'époque de la Révolution culturelle. Celui de Niu-Niu est certainement le plus fort et le plus direct, celui qui descend au cœur des événements. Et ces événements sont autant de remous, de rames, d’histoires compliquées, vécus à tous les échelons de la famille. La vie d'une famille chinoise, il y a vingt ans, est tragique si cette famille est, comme celle de Niu-Niu, d'origine bourgeoise ou intellectuelle. A un moment ou à un autre, ces gens ont été traqués. Ce sont tous maintenant des rescapés. L'histoire de Niu-Niu, c'est la Révolution culturelle et ses conséquences. C'est un récit infiniment dramatique et qui va très loin dans l'évocation de ce qu'ont vécu les gens. Il faut une ténacité, une force d'âme exceptionnelles pour arriver à s'en sortir. Niu-Niu l'a fait. (Source Le livre de Poche).

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    Gong Ji Young

    Cette femme est clairement le genre d'auteure que j'aime. Je ne parle pas ici de sa qualité d'écriture, mais les expériences qu'elle a vécu et son parcours de vie sont une mine d'or pour son écriture et donc pour moi, lectrice.

    Elle est engagée, très tôt, dans les mouvements pour la démocratie en Corée du Sud et contre le régime Militariste. C'est une femme considérée comme féministe puisqu'elle lutte pour la parité homme-femme. Ses écrits sont empreint de ces principes et valeurs, et s'épanche sur les conditions des travailleurs en Corée du Sud, les exclus et les victimes d'ostracisme.

    Nos jours heureux // 우리들의 행복한 시간

    « Je ne savais pas que certains détenus étaient si pauvres qu'ils vivaient avec moins de mille wons* par mois... je ne savais pas que Yunsu, un criminel infâme, auteur de trois homicides et d'un viol, pouvait sourire avec tant d'éclat et pleurer avec tant de douleur. Tant qu'on ne savait pas, on ne pouvait pas faire grand chose. Voilà pourquoi nous étions « ceux qui ne savent pas ce qu'ils font », comme a dit Jésus. Pis encore, nous ne savions même pas que nous étions « ceux qui ne savent pas ce qu'ils font ».

    Nos jours heureux est un roman écrit d'un point de vue interne, nous entrons dans la tête de Yujeong, une professeur d'université trentenaire qui n'aime pas la vie, n'aime pas les autres, et ne s'aime pas elle même. Elle se décrit comme étant une personne froide et sarcastique qui n'existe qu'en dérangeant et en mettant mal à l'aise. Cet état elle le doit à un évènement tragique de son enfance et depuis elle ne sait plus comment vivre autrement que dans la débauche. Après sa troisième tentative de suicide, elle est amenée à rencontrer la mort, pas la sienne, la vrai. Celle de condamnés à mort. Cette méthode quelque peu extrême saura-t-elle redonner à Yujeong l'envie de vivre ? Le besoin d'exister ? Le droit d'accepter le bonheur ?

    Le fait d'avoir choisit la première personne pour l'écriture de ce roman nous amène au plus prés du personnage et nous donne un réel sentiment d'intimité avec elle. On a l'impression de la connaitre, de la voir évoluer et chacune de ses prises de conscience fut une véritable claque pour moi. L'écriture très simple permet de mettre à nue le personnage, nous fait ressentir une honnêteté totale. Cette simplicité assumée renforce aussi le réel et les vérités dans ses propos, Nos jours heureux m'a sans cesse renvoyée à moi même et remis les pieds sur terre. Encore une fois je n'ai pas trouvé qu'il faisait dans le sentimental, il parlait simplement de la vrai vie en dépeignant un des horribles aspects de l'humanité : La prison et la peine de mort.

    Ce roman est certainement un plaidoyer contre cette dernière, mais aussi contre les conditions inhumaine des prisons en Corée du Sud. J'ai beaucoup aimé le lire car, lors de mes études, j'avais écris un mémoire sur la réinsertion des détenus carcéraux. Un aspect de notre pays, la France, qui m'avait révulsée. Mais comme le dit Yujeong, tant qu'on ne sait pas, on ne sait pas. Alors on peu être heureux. Une vrai percée dans le monde de ces hommes, les horreurs qu'ils ont commises mais aussi leur humanité. Un passage du livre décrit extrêmement bien la victimologie, le fait de prendre conscience de son statut de victime, de l'accepter comme tel et de continuer à vivre. Nos jours heureux ne prend pas partie pour des monstres, ni pour les victimes de ces monstres, mais se lève et clame l'humanité en chacun de nous, que l'on soit bon ou mauvais.

     

    Nos jours heureux a été adapté en film " Maundy Thurdsay " :

     

         
             
         

     

     

     

     

     

    En finissant ce livre j'ai eu l'impression d'être une meilleure personne que la veille... Alors je vous encourage tous à le lire !

     


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  •  •  Quelques livres pour apprendre le Coréen.

    Hello tout le monde !

    Je suis toujours à Séoul en ce moment, et si il y a bien une chose qui me tienne à coeur c'est d'apprendre la langue! Je m'y attèle tout les jours afin de pouvoir échanger et en apprendre plus sur la Corée. Bien que les jeunes parlent quasi tous un Anglais plus ou moins correct, ils sont toujours ravis quand tu peux leur parler un peu dans leur langue maternelle. Pour moi c'est une marque de respect et puis surtout un moyens de ne pas avoir l'air QUE en vacance ahahah.

    Et si j'aime étudier ici, c'est parce que l'ambiance y est réellement propice ! J'aimerais repasser tous mes examens dans des conditions pareil, j'en souffrirais beaucoup moins ! Alors certain soir je me motive, prend mon sac, mes livres, et fonce dans un de ces cafés ouvert 24h/24h. Là bas on y trouve du monde, beaucoup de monde, tous la tête penchée sur leur bouquin. Un caramel Macchiato et un gâteau pour tenir le choque, les heures passent sans qu'on s'en rende vraiment compte. Il est 3h du matin et je me s'en simplement contente d'avoir pris ce temps pour étudier le Coréen. Mais ce que j'aime par dessus tout, c'est les musiques qui passent en fond, et si tu relève le nez deux secondes de ton cahier, tu verras que toute la salle chantonne avec toi. Nous étions tous et toutes là à fredonner Untitled de G Dragon et c'était juste beau. Enfin bon une fois avoir parlé de cette ambiance hors du commun pour étudier, je voulais vous conseiller, si jamais l'envie vous prenait d'apprendre le Coréen, quelques livres sympa. Il y en a vraiment beaucoup ( en tout cas ici ), de différentes universités, d'éditeurs, et on y s'y perd vite !

    Pour apprendre une langue, d'après moi, il faut vraiment accorder de l'importance à la grammaire ! Mais si on ne se fit qu'à ça, on à pas l'impression d'avancer du tout, alors un petit livre de conversation.

     

     

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